Vos élus à votre écoute

Nadia Hoog
Adjointe au Maire
en charge de l’attractivité, du tourisme, du marketing territorial et de l’innovation

Vous êtes en charge du tourisme et de l’attractivité, comment imaginez-vous l’évolution de ce secteur par rapport à la crise mondiale que nous traversons ?

La pandémie a provoqué une prise de conscience à la fois écologique et sociale :  si auparavant le rêve c’était de partir le plus loin possible, avec le confinement, le rêve c’est la liberté en pleine nature, dans un environnement proche plutôt que de traverser les continents, en préservant la planète des émissions polluantes des transports. Les touristes vont favoriser le local et le national, les sports et les activités d’extérieur, la famille et les amis, l’authenticité, la découverte des richesses patrimoniales, gastronomiques et viticoles de chaque région française. Le Grand Pays de Colmar a dans cette tendance de fond une excellente carte à jouer : du Rhin aux Vosges, en passant par les collines viticoles, l’offre d’activités de plein air est exceptionnelle, servie par une gastronomie et des vins réputés.

Vous êtes en charge du marketing territorial, pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste et quels sont vos priorités pour ce domaine ?

La langue et la culture régionales sont des atouts marketing incroyables, ils permettent une vraie différenciation par rapport à d’autres régions. Un vrai dépaysement pour chaque touriste qu’il vienne de l’un ou l’autre côté du Rhin. La priorité est de leur redonner leur place dans l’accueil et les fêtes notamment mais aussi dans les circuits touristiques pour ce qui est du patrimoine judéo-alsacien par exemple. La région de Colmar est depuis des centaines d’années, capitale des vins d’Alsace par l’étendue de son vignoble, la qualité de ses vins et l’économie viticole. Il nous revient maintenant de faire de la région de Colmar une vitrine où la culture du vin sera valorisée, à travers son patrimoine, son histoire, les circuits, les animations et les récits touristiques, en instaurant un dialogue productif entre les représentants du monde viticole et les acteurs du Tourisme.

En quoi l’innovation peut-elle améliorer le quotidien des Colmariens ? 

Un exemple simple : Mes démarches en Ligne, où vous pouvez préparer votre dossier de Carte d’identité sur internet. Plus besoin de se déplacer pour chercher le dossier papier, fini la perte de temps, et vous pouvez faire la demande quand vous êtes disponible : à 2h du matin si cela vous chante !


Nathalie Prunier
Adjointe au Maire
en charge de la solidarité,
des personnes âgées et du handicap

Quelles sont pour vous les priorités à mettre en place sur les missions qui sont les vôtres ?

Après 10 mois de mandat, j’ai pu faire le bilan des différentes missions du CCAS. Je mesure la tâche qui m’incombe avec l’ambition de faire du CCAS un acteur majeur de la solidarité sur le territoire colmarien, en phase avec les évolutions de la société. 

La crise sanitaire a accentué les fragilités, nous obligeant à repenser nos interventions pour faire face aux nouvelles problématiques. 

Les restrictions liées à la crise sanitaire ont montré à quel point le numérique est utile au quotidien : courses par internet, télémédecine, démarches administratives. Mais si la transition des services publics vers le « tout numérique » est synonyme de simplification et de gain de temps pour la plupart des usagers, c’est un obstacle supplémentaire à franchir pour les personnes fragilisées par l’âge, le handicap ou les difficultés sociales.

La nécessité d’accompagner ceux qui sont en difficulté avec le numérique est un enjeu majeur pour garantir l’accès aux droits, l’appropriation des potentialités du numérique par tous et le plein exercice de la citoyenneté. 

C’est un projet fort que je souhaite mener à bien au courant de l’année 2021 et qui se traduira, dans un 1er temps, par l’ouverture d’un coffre-fort numérique pour permettre aux personnes en grande précarité de stocker, dans un endroit sécurisé et dématérialisé, leurs documents les plus importants. Je souhaite, dans un 2ème temps, pouvoir partager les informations utiles avec les associations qui prennent en charge ce public, sous réserve de l’accord des personnes. Je pense sincèrement que nous gagnerons en efficacité dans le traitement des dossiers. Ce n’est pas anodin. Actuellement, 1 personne sur 2 s’adressant au CCAS est en situation de précarité en raison de ses difficultés à réaliser des démarches en ligne. Ce projet a vocation à s’insérer dans une démarche plus globale qui vise à faciliter l’accès de tous aux services publics.

Par ailleurs, pendant le confinement, nous avons mis en place un service de courses à domicile en faveur des personnes âgées ou handicapées qui ont du mal à se déplacer et qui ne peuvent compter sur l’aide de la famille ou du voisinage. Au-delà de ce contexte particulier, je souhaite maintenir ce service, qui a fait la preuve de son utilité, en concertation avec les associations partenaires du CCAS. 

Une autre priorité s’est imposée naturellement depuis le début de mon mandat, aller à la rencontre des associations qui oeuvrent sur le territoire colmarien pour mieux les connaître et être à l’écoute de leurs besoins. Je souhaite resserrer les liens entre les associations, la Ville et le CCAS autour de projets communs, pour rendre le meilleur service aux Colmariens. J’en veux pour preuve la convention signée entre l’association Espoir, la Ville et le CCAS avec d’une part, le refinancement par le CCAS des rétributions versées par Espoir aux 50 coopérateurs privés de ressources pendant le confinement, et d’autre part, la mise à disposition du personnel d’Espoir pour entretenir la voirie et les espaces verts.

Qu’est-ce que votre nomination a changé dans votre quotidien et qu’est-ce que cela vous apporte ?

Ma nomination a été une belle surprise, moi qui venais de prendre ma retraite, en septembre 2019, après 35 années de bons et loyaux services dans la fonction publique. De plus, bien qu’impliquée dans le milieu associatif, j’étais une novice au niveau collectivité.

Je ne voulais surtout pas mettre en péril l’équilibre familial et la décision a été prise d’un commun accord.

Je me suis demandé : comment pourrais-je me rendre encore utile ?

Ce fût un bouleversement total, au quotidien, mais hyper positif car de statut de jeune retraitée je repassais, à un travail à temps plein, avec des horaires à respecter, aussi bien en journée qu’en soirée, un agenda, et des responsabilités pour contribuer, à mon échelle, à l’épanouissement de notre belle ville de Colmar. Bien heureusement, Monsieur le Maire m’a confié une mission dans un domaine dont une partie était loin de m’être inconnue et qui m’intéressait fortement, ce qui a conforté ma décision.

Les loisirs en famille nécessitent une bonne organisation mais sont toujours présents.

Le fait de me rendre utile à la société, à ma ville dans les missions qui m’ont été confiées, m’apporte une immense satisfaction.

Je n’étais absolument pas vouée à une carrière politique, car femme de terrain et d’engagements, cette opportunité est arrivée dans ma vie comme un nouveau défi à relever dans un domaine totalement inconnu et qui m’a de-suite séduite.

J’ai pu trouver une nouvelle confiance en moi, en pleine crise sanitaire, conforter mes valeurs, solidarité, entraide, partage et bien vivre ensemble. 

Cette nomination m’a permis de faire de nouvelles connaissances et de tisser des liens d’amitié à l’intérieur du Conseil Municipal. Quand on travaille ensemble, on s’enrichit !

Mon objectif est de concevoir une vie que j’aime, qui m’épanouit et qui me procure du bonheur et qui m’apporte la stabilité mentale en me sortant de ma zone de confort, en dehors de mon milieu familial.

En quelque sorte, je peux affirmer que la retraite n’est pas une fin en soi !Chaque matin, ce n’est que du bonheur !

Quel impact du COVID sur la santé mentale ?

La promotion de la santé mentale passe par des actions tendant à créer des conditions de vie et un environnement qui favorisent la santé mentale et permettent d’adopter et de conserver un mode de vie sain. Il existe ainsi un large éventail de mesures visant à augmenter la probabilité de voir plus de gens jouir d’une bonne santé mentale.

Le conseil local en santé mentale en est un pour une municipalité.

Cette crise sanitaire a aussi montré que la santé était une thématique majeure dont il fallait nous emparer. L’impact de la Covid sur la santé mentale est un sujet central dont la presse s’est largement fait l’écho. Dans le cadre du Conseil Local de Santé Mentale que je préside, des groupes de travail ont été mis en place dont l’objectif est d’informer et soutenir les citoyens, soulager les professionnels, faire émerger toutes les initiatives et orienter au mieux vers les dispositifs d’accompagnement et d’écoute adéquats.

Composition des 3 groupes de travail :

  • COVID et santé mentale
  • Très grande précarité et accès aux soins des publics précaires 
  • Santé mentale des adolescents et jeunes adultes

Être en bonne santé mentale ne correspond pas simplement au fait de ne pas avoir de maladie mentale. Une personne peut vivre avec un trouble mental et expérimenter tout de même un bien-être mental se traduisant par une vie équilibrée et satisfaisante.


Michel Spitz 
Adjoint au Maire
en charge de la culture,
des arts et du patrimoine

Quel est votre diagnostic sur la culture à Colmar ?

La politique culturelle de la Ville a été articulée autour de nos grandes institution (les musées, théâtres, bibliothèques) avec une programmation soutenue de festivals, dans l’objectif affirmé de soutenir l’attractivité de la ville et notamment du tourisme. L’offre culturelle, à la fois large et dense, recouvre la plupart des disciplines artistiques et des pratiques culturelles. Elle jouit d’un grand nombre d’équipements et d’un volume de
programmation ambitieux. Je suis frappé par la qualité des équipes, très investies, qui œuvrent au quotidien au service des différents domaines de la culture. 

Quels sont les défis à relever pour la culture ?

Trois me paraissent primordiaux :

inscrire le projet culturel en harmonie avec politique globale en lien avec l’urbanisme, la qualité de vie, les services à la population, l’éducation… et moduler
notre offre autour des partenariats féconds, mettre l’usager au cœur de la réflexion sur l’offre en favorisant l’initiative des habitants, en stimulant la relève, la jeunesse, les pratiques amateurs,  encourager une culture ouverte à toutes les générations notamment par le numérique et les formats participatifs, rééquilibrer l’offre culturelle au sein de la ville entre les quartiers et le centre historique, valoriser l’ensemble des quartiers, notamment par le renouvellement des récits sur le patrimoine, à réinventer à inscrire dans une
perspective contemporaine,

Le projet sera-t-il appuyé sur de nouveaux lieux ?

A partir du diagnostic en cours de finalisation, nous allons engager notre réflexion vers la mise à niveau des équipements existants et améliorer leur capacité à mieux déployer leurs missions sur le territoire. Une attention particulière sera portée sur le site de la Manufacture des tabacs qui accueille déjà de nombreuses activités culturelles, fort d’un réel potentiel.  Inscrire dans cet ilot une véritable « Cité des Arts » pour en faire le rendez-vous des créateurs professionnels, comme des amateurs : « Donner lieu », stimuler les rencontres et les échanges, optimiser la scène artistique et culturelle dans le sens de sa valorisation, son rayonnement et de sa professionnalisation. Promouvoir une ambition, gage d’une attractivité de la ville qui mise sur la création, l’enseignement artistique et la créativité de ses habitants.


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