Médiathèque de Colmar : suivez les étoiles pour découvrir les albums incontournables

Depuis janvier 2026, de petites étoiles orange éclairent certains CDs du secteur Musique, cinéma et arts du Pôle Média-Culture Edmond Gerrer, à Colmar. Évidemment, elles ne sont pas là par hasard : elles identifient les albums incontournables du fonds. Pour l’occasion, en voici une petite sélection. 

Les bibliothécaires du secteur Musique, arts et cinéma ont placé des petites étoiles orange sur les albums incontournables. À découvrir dans les rayons… 

Découvrez la playlist des titres phares !  

Pop-Rock 

Marianne Faithfull, Broken English (1979) 

Rythmes rocks, sonorités électroniques, textes crus et contestataires portées par une voix tremblotante et rugueuse : vous avez là le canevas de Broken English de Marianne Faithfull. Pour son septième album studio, la chanteuse britannique (qui nous a quittés en janvier 2025) prend le virage de la New wave, sans pour autant perdre de vue l’acidité provocatrice du rock britannique.

En réalité, l’artiste ne se pose pas de limites : quelques accents blues par-ci, un soupçon doucereux de jazz-rock par-là, et pourquoi pas une balade soft-rock ensoleillée au milieu de tout ça ? En prime, une reprise « Working Class Hero » de John Lennon. Notez la présence aux claviers de Steve Winwood (Blind Faith, Traffic…) 

“What are you fighting for?” 

(“Broken English”, Marianne Faithfull) 

Chansons françaises 

Rita Mitsoulo, The No Comprendo (1986) 

« Les Histoires d’A. », « Andy », « C’est comme ça » : trois morceaux emblématiques que vous connaissez sûrement par cœur.

Une fois ces titres passés, The No Comprendo devient un album-laboratoire, un ‘’ouvroir’’ de rock potentiel, où flirtent aussi bien post-punk loufoque, rockabilly new wave (« Someone to love ») que pop rêveuse et aérienne (« Vol de nuit », « Un soir un chien »).

Pour ce deuxième volet des Rita Mitsouko, le couple multi-intrumentiste formé par Catherine Ringer et le regretté Fred Chichin fait appel au producteur américain Tony Visconti (David Bowie, T. Rex, Sparks… la liste est longue).

Le résultat est un cocktail étrange, artisanal, optimiste, cadencé de rythmes électroniques et de riffs de guitares incisifs. En bref : un véritable ovni.  

Jazz, blues, soul et gospel 

Ayo, Joyful (2006) 

Un saut dans le temps et nous voici en 2006. Un orgue Hammond chaleureux vous berce en arrière-plan, accompagné de percussions sobres, un brin d’accordéon, et au-devant de la scène, une guitare acoustique et la voix déchirante de la chanteuse Ayo.

Pour son premier album, à mi-chemin entre le journal intime et le recueil de poésies, l’artiste nous plonge dans son intimité, nous dévoile ses doutes, ses joies, ses regrets, des déclarations d’amour… 

Ayo navigue subtilement entre soul et folk, quelques appels blues, une rythmique reggae rémanente et un soupçon de gospel pour terminer en beauté. Joyful est l’album d’un début d’après-midi ensoleillé : un titre peut être une contemplation mélancolique, le suivant peut nous donner envie de danser. 

“Living a life without knowing what it is that I’m searching for” 

(“These days”, Ayo) 

Musiques du monde 

Rachid Taha, Khaled et Faudel, 1,2,3 Soleils (1998) 

Alors que le printemps s’installe, que diriez-vous de prendre un peu d’avance et de passer directement à l’été ? Rachid Taha, Khaled et Faudel en concert… excusez du peu. 1,2,3 Soleils nous fait voyager instantanément au son des derboukas, de l’Orchestre égyptien et, bien sûr, des voix vibrantes et inimitables du trio de chanteurs. Au programme de ce concentré de « pop raï », vous retrouverez les classiques « Didi », « Tellement N’Brick », le langoureux « Aicha », et l’intemporel « Ya Rayah » en clôture de concert.

Mais ce n’est pas tout ! Un titre bonus s’est glissé sur le disque : une reprise du « Comme d’habitude » de Claude François enregistrée en studio par nos trois soleils (avec un certain Matthieu Chédid crédité à la guitare…).  

Côté personnel, vous entendrez Hossam Ramzy aux percussions et Gail-Ann Dorsey à la basse. Ramzy a notamment travaillé avec Robert Plant et Jimmy Page sur leur album No Quarter (1994), mais aussi avec Peter Gabriel sur la Bande Originale de La Dernière Tentation du Christ (Martin Scorsese, 1988).

Dorsey a quant à elle collaboré, entre autres, avec David Bowie et Tears For Fears. Enfin, à la production et au mixage, Steve Hillage (guitariste du groupe de rock psychédélique Gong).  

Musiques de film 

Air, The Virgin Suicides (2000) 

Pour signer la bande originale de son premier long-métrage, Sofia Coppola fait appel au duo de musique électronique Air. Les Versaillais viennent alors tout juste de sortir leur premier album : Moon Safari (1998). The Virgin Suicides est une œuvre composite, puisant autant dans la musique psychédélique que l’électronica contemporaine.

Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel jouent sur les textures, les contrastes sonores (nappes de cordes synthétiques, orgue liturgique, saturations agressives, artefacts, échos et résonances fantomatiques, voix spectrales…). Malgré la thématique difficile du film, Air parvient à insuffler une beauté pudique, une douceur macabre. Le résultat est à la fois étrange, inquiétant, mélancolique. 

Musique classique  

Glenn Gould – Bach, The Goldberg Variations (1955) 

Une petite douceur pour terminer. Cet album est la rencontre entre un pianiste virtuose et un compositeur de génie. Le Canadien Glenn Gould (1932-1982) interprète ici une œuvre de Jean-Sébastien Bach (1685-1750), les Variations Goldberg. Personnage excentrique, interprète rebelle et véritable pionnier de l’enregistrement sonore, Glenn Gould livre une œuvre lumineuse et intemporelle.

A sa sortie, le disque est un succès immédiat et moins d’une décennie après, Gould décide de mettre sa carrière de concertiste de côté au profit de l’enregistrement en studio et la création radiophonique. 

Sans plus attendre, venez (re)découvrir nos albums incontournables au 2e étage du Pôle Média-Culture, secteur Musique, Cinéma et Arts ! 

+d’infos : bibliotheque.colmar.fr 

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