Le quartier SAINT-ANTOINE LADHOF

Économie, habitat et nature : l’équilibre parfait !

(Épisode 6)*

Le quartier Saint-Antoine Ladhof est aujourd’hui un incontournable de la ville, tant économiquement que pour son bien-vivre (ensemble).
Un espace qui se partage – à quasi égalité – entre zones d’activité, habitats et nature. Avec ses entreprises (Timken, Vialis, etc.), ses écoles, ses infrastructures sportives ou la bibliothèque du Grillenbreit (de l’Université de Haute-Alsace), le quartier Saint-Antoine Ladhof offre à ses habitants un espace agréable, proche du centre-ville, et où à quelques pas seulement, la nature se déploie entre rivières, champs et bois…

Pourquoi « Saint-Antoine Ladhof » ?

Comme souvent à Colmar, le quartier a pris le nom de son église ! Son histoire, intimement liée à celle de son port, lui a adjoint le mot « Ladhof » : « l’endroit où l’on charge les marchandises »…


Un port en ville ? Absolument plaisant…

Ancien port de commerce créé en 1864, le port de plaisance de Colmar a ouvert ses portes en 1994 après un important chantier de rénovation orchestré par la Chambre de commerce et d’industrie Alsace Eurométropole et la Ville de Colmar. Actuellement, il propose un accueil sur-mesure aux bateaux de plaisance (environ 200 bateaux chaque année) et des aires de stationnement pour les camping-cars.

Vialis, vous connaissez ?

Autrefois régie municipale, Vialis est, depuis fin 2004, une société anonyme d’économie mixte dont le capital est aujourd’hui détenu par la Ville de Colmar, la Ville de Neuf-Brisach et d’autres partenaires du secteur de l’énergie. Forte de plus d’un siècle d’histoire et d’expérience, l’entreprise colmarienne intervient dans les secteurs de l’électricité et du gaz naturel, de la télévision, de l’Internet et de la téléphonie fixe et mobile, ainsi que de l’éclairage et de la signalisation.

En ville, la nature à l’honneur

La rue du Ladhof ne compte pas moins de 220 platanes… plantés sous Napoléon 3 ! Ce sont donc ce qu’il convient d’appeler des « arbres remarquables ». Côté nature, le quartier propose par ailleurs à ses habitants de magnifiques jardins partagés, situés rue Billing. À l’instar de la place de la rue du chêne en 2019, l’avenue d’Alsace vient quant à elle de se parer d’un nouvel aménagement paysager sur son terre-plein central et ce, sur une longueur de 1,5 kilomètre !


Un quartier très sportif !

À l’instar du quartier Europe, le quartier Saint-Antoine Ladhof est doté d’un nombre très important d’équipements sportifs de toutes sortes. Citons par exemple ses stades (Colmar stadium, Orangerie et Ladhof), ses gymnases (Ladhof et Berlioz), sa piste de BMX, sa piscine Aqualia et sa base de canoë-kayak… Un quartier qui affiche un beau dynamisme, tout en sachant faire profiter chacun de son atmosphère empreinte de sérénité !

Un jardin du souvenir pour ne rien oublier

Il est impensable de parler du quartier Saint-Antoine Ladhof sans évoquer le thème de la mémoire collective. Celle-ci touche en effet de de façon prégnante la question de la cohésion sociale, aujourd’hui incontournable. Elle assure un rôle important dans le contexte hétérogène du quartier : la rue du Ladhof intègre ainsi le monument aux morts, lieu des rassemblements pour le souvenir des évènements historiques qui ne sauraient tomber dans l’oubli.

Quand le graff s’affiche !

La culture n’est pas en reste dans le quartier avec, par exemple, un mur d’expression libre pour la pratique du graffiti (mur nord du stade du Ladhof, rue Billing). Alors que certains « graffs » font réfléchir, rêver, voire sourire, la pratique de cet art de la rue s’est développée partout dans le monde. L’utilisation de ce mur doit bien entendu respecter des règles de bonnes mœurs, de tranquillité des
riverains et de savoir-vivre !


Isabelle Friant
Responsable administrative des piscines Aqualia, Waltz et stade nautique
  • Bonjour, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Je m’appelle Isabelle Friant et je suis la responsable administrative des piscines colmariennes depuis plus de 19 ans, à savoir Aqualia, Waltz et le stade nautique. J’avais auparavant passé une année aux bains municipaux. Je gère donc la partie administrative des piscines, avec les emplois du temps du personnel, les commandes de matériel, etc.

  • Vous êtes passée des bains municipaux à Aqualia. Quelles sont les principales différences entre ces deux établissements ?

Aqualia a donc remplacé, pour les Colmariens, la piscine historique de la ville : les bains municipaux, transformés depuis pour le musée Unterlinden. On retrouve d’ailleurs l’identité des bains dans la salle évènementielle. La première différence entre les deux établissements tient à leur taille. En effet, Aqualia est bien plus grande que son ancêtre et l’offre proposée bien plus variée. Le bassin, par exemple, offre 8 lignes d’eau. Aucun autre établissement colmarien n’en propose autant ! Cette piscine a surtout une vocation un peu différente : elle a été construite pour les familles, pour qu’elles puissent passer du temps ensemble, avec les enfants. Tout est prévu pour cela, avec des zones partagées proposant par exemple une pataugeoire ou des toboggans. Autre différence : nous y accueillons en simultané les scolaires et le public, ce qui me permet de disposer d’une amplitude horaire très grande pour les usagers. Nous avons conservé un espace sauna… toutefois amélioré puisqu’on y trouve aussi un espace de luminothérapie. L’espace bains-douches a aussi été maintenu. Beaucoup ne le savent pas, mais certains publics fragiles, envoyés par l’action sociale par exemple, en profitent.

Le gros changement ? La mise en place de nombreuses animations, telles que l’aquabiking par exemple ! Colmar a été l’une des premières villes de France à lancer cette activité, dont le succès ne se dément pas. Nous recevons également des associations et sommes homologués pour le waterpolo. Parmi nos animations, pour celle concernant les séniors, nous avons eu parmi nos plus fidèles participantes, une dame de 95 ans !

  • 20 ans au service des piscines… Avez-vous une anecdote à nous raconter ?

Si je devais vous raconter une anecdote personnelle, je pourrais vous dire que je suis depuis toujours aquaphobe. Aussi incroyable que cela puisse paraître, à la suite d’un accident à l’âge de 3 ans (je suis tombée dans un lac gelé !), je suis incapable de gérer ma peur de l’eau. En vérité, j’ai suivi des formations contre l’aquaphobie mais je reste très prudente et ne m’approche jamais des bassins.

Pour citer une anecdote sur les piscines : vous vous doutez qu’à chaque vidange, nous trouvons beaucoup d’objets ! Et certains sont plus étonnants que d’autres ! Il y a des bijoux, bien sûr, mais aussi des lunettes… et même des dents !



Dominique Butterlin
Président du Conseil de fabrique de Saint-Antoine, Artisan peintre

“ Si le conseil de fabrique gère le patrimoine de la paroisse, nous proposons aussi toute l’année, avec les associations, des animations diverses. Enfin, avec la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, nous venons en aide à certaines personnes en souffrance.  ”


  • Qu’est-ce qu’un conseil de fabrique et quel est votre rôle ?

Un conseil de fabrique est un groupe de personnes bénévoles investi. Il a en charge la gestion du patrimoine paroissiale cultuel et culturel. La paroisse Saint-Antoine est propriétaire des locaux suivant : l’église, le presbytère et différentes salles. Nous veillons donc à l’entretien et à la mise en conformité de ces bâtiments. Nos ressources sont des dons, des subventions et diverses actions que nous menons durant l’année, en étroite collaboration avec l’association socioculturelle du quartier Saint-Antoine.

  • Quelle est votre vision de l’évolution du quartier sur les dernières décennies ?

Le quartier Saint-Antoine était il y a quelques décennies un quartier essentiellement industriel et maraîcher. En effet, il y avait de grandes usines textiles (Berglas-Kiener, Crylor) et beaucoup de commerces de proximités (coiffeur, café, coop, boucher, boulanger…). De nombreux terrains cultivés par les maraîchers entouraient le quartier. L’industrie a laissé la place à l’Université de Haute-Alsace avec le campus du Grillenbreit et un centre de formation d’apprentis (CFA) de l’industrie. Les terres maraîchères sont devenues un quartier résidentiel, on observe de plus en plus de logements destinés au tourisme et une zone artisanale s’est créée dans les friches industrielles. Il est à noter que nous sommes géographiquement situés à 2 pas du centre historique de Colmar. C’est pourquoi nous avons une grande mixité sociale.

  • Qu’apportez-vous aux habitants de votre quartier ?

L’église et la salle des fêtes sont idéalement situées au centre du quartier. Nous mettons à disposition des locaux à différentes associations. L’association socioculturelle, entre-autre, organise plusieurs repas conviviaux durant l’année, la fête du quartier à la mi-juin et des représentations théâtrales en dialecte. Nous venons aussi en aide à certaines personnes en souffrance par l’intermédiaire de la conférence Saint-Vincent-de-Paul du quartier.


L’église Saint-Antoine, au cœur du quartier

La paroisse Saint-Antoine est fondée en 1926 dans un quartier en pleine expansion. Elle est alors servie par la chapelle Saint-Antoine que la ville doit à l’architecte Christian Schoffit. La construction d’une nouvelle église est cependant rapidement décidée… le premier édifice religieux se révélant vite trop petit. On en confie la conception à l’architecte Joseph Muller. 

C’est ainsi qu’est posée, en 1938, la première pierre de l’église dédiée à Saint Antoine. Mais sa construction se voit interrompue par le Deuxième guerre mondiale… et ce n’est qu’en 1950 que l’édifice peut enfin être consacré. 

Parlons architecture… De plan allongé, l’église possède une nef et deux bas-côtés ainsi qu’un chevet à trois pans coupés. Deux chapelles latérales à trois pans coupés forment un faux transept. La façade occidentale comporte le clocher-porche carré hors-œuvre muni de deux portes, avec un décor de carrés ajourés dans une rosace et au sommet. Il est accompagné de deux vaisseaux latéraux finissant en demi-cercles, au même décor ajouré, et possédant des porches latéraux (précédant les bas-côtés). Le décor est typiquement moderne.


Un peu d’histoire

À deux kilomètres au nord de Colmar, au confluent de la Thur et de la Lauch et là où l’Ill devient navigable, le Ladhof fut le premier port de notre ville. Dans les textes, il est mentionné pour la première fois en 1337, et conserve sa fonction de port jusqu’au 18e siècle. On y embarque alors les marchandises en direction de Strasbourg puis vers les pays rhénans et jusqu’aux Pays-Bas. Les marchands colmariens empruntent aussi le Rhin pour se rendre, deux fois par an, aux grandes foires de Francfort. Ils transportent à partir du Ladhof, étymologiquement « l’endroit où l’on charge les marchandises », du vin, du vinaigre et des eaux de vie, rapportant par la même voie des objets de fer et du poisson salé et fumé très apprécié à Colmar.

En 1805, la ville transfère dans ce secteur le cimetière communal. L’urbanisation du quartier n’intervient que bien plus tard, dans le cadre de la reprise économique qui suit la Première guerre mondiale.

Secteur à ancienne vocation agricole et viticole, Le quartier est particulièrement marqué par le port du canal inauguré en 1864, par les usines municipales construites en 1868, mais surtout par les filatures André Kiener, Schoewer-Hartmann et Benkhard­-Koehler. L’extension du quartier se fait le long de la route de Neuf-Brisach. Tout un quartier se constitue alors, s’offrant même sa propre école : l’école Jean Macé, que les habitants actuels du lieu connaissent bien. L’essor de l’usine Kiener, agrandie après un incendie en 1886, contribue fortement à l’accroissement de la population. Est par la suite édifiée, par les architectes Voelkel et Wolff, la Cité de la soie, qui propose 280 nouveaux logements en 1926. En 1928, l’architecte Gustave Umbdenstock construit les maisons ouvrières de la rue Kuhlmann. De 1932 à 1934, d’autres logements sociaux, que l’on doit à Eugène et Eugène-Jean Adelbrecht, voient le jour le long de la route de Sélestat. Le lotissement des Bonnes gens attend quant à lui 1960 pour être déployé.

Côté paroisse, on note qu’elle ne pose la première pierre de son église, dédiée à Saint-Antoine, qu’en 1938… le bâtiment étant consacré en 1950.À la fin des années 60, au nord du quartier, le secteur agricole fait peu à peu place à la zone industrielle. L’histoire, ici comme ailleurs, n’en finit pas de faire évoluer les lieux… 


Croisement Nord Vauban

Années 50 rue Kempf

Rue du canal

Rue Nefftzer

Rue de la digue

Usine électrique 1902

Chiffres clés

  • 220 | platanes
  • 9 | structures sportives 
  • 14 ha | de champs

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